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Mes premiers pas dans l’art

Les 6D au chateau de la Verrerie

jeudi 1er juillet 2010, par comeau

Mardi 8 juin, nous sommes allés visiter le chateau de la Verrerie devenu musée et le parc afin de mieux connaître l’histoire de notre ville.

I - La famille Schneider (un siècle de présence au Creusot) 1836-1949

La famille Schneider est une puissante dynastie, maître de forges et d’industriels qui fondèrent au XIX° siècle les aciéries du Creusot . C’est Eugène qui est a l’origine de la société Schneider en 1836.Il aura pour successeur, son fils Henri,son petit fils et son arrière-petit fils Charles. Cette famille lorraine a acheté les forges du Creusot qui possédaient des réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet de mise en place du développement industriel et urbain du Creusot .
Adolphe Schneider se tourne vers des productions modernes,comme le marteau pilon à vapeur qui permet de forger des pièces avec une extrême précision. Les Aciers du Creusot participent à des concours comme l’ Exposition Universelle. Ils y sont en bonne place face à leurs concurrents .
Le Creusot devient une ville usine dirigée par les Schneider .A plusieurs reprises, ils furent maires de la ville .Eugène Schneider fut député et même président du corps législatif en 1867-1870

II - L’évolution des bâtiments : de la cristallerie au musée.

La cristallerie a été fondée en 1787 par la reine Marie Antoinette . Elle fabrique des récipients comme des verres en cristal. Le travail était manuel et difficile.
Il faut 4 matériaux différents pour fabriquer du cristal : de la potasse ,de la silice et du sable. La fabrication fait appel à neuf métiers différents comme souffleur et tailleur En 1832, les Schneider reprennent la cristallerie pour en faire un château , lieu de résidence , avec un jardin mixte et des tuiles en ardoises.
Grand industriel , Eugène Schneider construit une usine de métallurgie. En 1836, 1500 ouvriers travaillaient pour l’usine Schneider ; en 1916, ils sont 15000 ouvriers,

III - Le paternalisme

Afin que les ouvriers restent sur le site du Creusot, les Schneider ont mis en place une politique « paternaliste ». En effet, « on naissait Schneider, on mourait Schneider » : les Schneider ont fait construire une maternité, des écoles , un hôpital (l’ Hôtel Dieu) , des cimetières …

Ils ont également pourvu aux logements des employés des usines.

A l’époque des Schneider, il y avait différents types de maisons selon le grade des travailleurs. Il y avait les maisons d’ouvriers qui faisaient 50 m² et qui contenaient deux pièces. Les maisons d’employés faisaient 75 m² et contenaient quatre pièces. Et enfin les maisons d’ingénieurs étaient les plus grandes, : elles faisaient 250 m² et contenaient douze pièces.
Toutes ces maisons existent encore au Creusot.
- Quartier Croix-menée ( employés )
- St Sauveur ( employés )
- Quatre chemins ( ouvriers )
- Ingénieurs : derrière le monument aux morts.

IV - Les conditions de travail à l’usine au XIX ° siècle

Les conditions du travail sont difficiles : il fait chaud car toutes les machines tournent en continu. Il fait sombre ; les bâtiments ne possédant pas d’ouvertures , De plus, les lieux sont bruyants .Les ouvriers sont surveillés par des employés- grade au-dessus d’ouvrier.
C’est un travail très physique et très répétitif qui se déroule dans la poussière .Dans l’usine se trouvent de nombreuses machines et un marteau pilon qui sert à mettre le métal en forme . Les ouvriers sont obligés de sortir parfois de la pièce car il fait très chaud .Les risques de brûlure par le métal en fusion sont importants .

V - Les tableaux

Les Schneider avaient des tableaux pour montrer :
- Leur richesse
- Leur importance
- Le travail des ouvriers et la difficulté de leur travail
- Les événements importants comme la grève du Creusot de 1899.

VI - LES JARDINS DU CHÂTEAU DE LE VERRERIE

Le parc de la Verrerie est au milieu de 28 hectares de végétation (arbres et fleurs ).
Eugène 1 Scheider collectionnait les canons et les disposait devant les jardins et la cristallerie .
Dans le jardin, il y a une tour pour cacher l’usine. Les jardins étaient privés mais un jour, la ville du Creusot a racheté le parc et l’a rendu public. Tous les jardins sont symétriques. Des étangs, des jeux et des enclos d’animaux agrémentent la promenade . Près du château se trouvent des jardins à la française et à l’anglaise.

Jardin à la Française : plantes taillées et ordonnées de manière géométrique et symétrique

Jardin à la l’Anglaise : la végétation est ordonnée pour donner l’illusion d’ un jardin peu construit, peu aménagé

VII - Le petit théâtre

Dans l’ancien four, on peut découvrir aujourd’hui un petit théâtre à l’italienne .Le plafond représente sur un fond de ciel vaporeux, un aigle à deux têtes entouré d’anges. Quatre d’entre-eux tendent une écharpe portant l’inscription ’’A LA REINE ’’, les autres arrangent des tresses de fleurs de lys . Il a été dédié à la reine MARIE ANTOINETTE puisqu’on y produisait les cristaux destinés à la reine. Les motifs de son décor s’inspirent du Petit Trianon, réalisé à Versailles. La coupole est en trompe-l’oeil : on a une impression de profondeur or elle est plate. Des bas-reliefs représentent les saisons. Les colonnes sont creuses ,métalliques, recouvertes de bois. Un rideau ( également peint en trompe-l’œil) entoure la salle.

Conclusion
La journée a été pluvieuse mais nous avons appris des informations sur les Schneider, sur le château , sur les fours et sur la cristallerie . Nous avons été surpris d’apprendre que les fours ont été transformés en petit théâtre pour l’un et en salle d’ exposition pour l’autre. .

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