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Voyage en Sicile

2017 VOYAGE DES PETITS TROLLS DE BURGONDIE AU PAYS DES NAINS : MAITRES DE L’ACIER

L’histoire complète

samedi 6 mai 2017, par M. BUFFENOIR, M. HOFER, M. MOUREY, Mme PAILLARD

Après de nombreuses péripéties au pays des trolls des neiges, en Québékie, les petits trolls kreusotins de Burgondie, sont repartis explorer la contrée de La Sicilia, pays des Rom’nains.

VOYAGE DES PETITS TROLLS DE BURGONDIE
AU PAYS DES NAINS : MAITRES DE L’ACIER.

Épisode 1

Après de nombreuses péripéties au pays des trolls des neiges, en Québékie, les petits trolls kreusotins de Burgondie sont repartis explorer la contrée de La Sicilia, pays des Rom’nains.

Ce pays est une contrée étrange et dangereuse. Il accueillit il y a bien longtemps les maîtres nains de l’acier, lointains aïeux des maîtres kreusot’nains et montço-les-mi’nains. Ces lointains descendants trouvent leurs origines dans les forges kreusot’naines où, pendant des siècles, la plus puissante famille naine, les Sch’nain‘D’eer, forgèrent le minerai récolté dans les mines Burgondines de Maze’nain et surtout de Monçotno. Ces aïeux forts et redoutables étaient des maîtres artisans du métal sacré, au sommet de leur art mais très poilus et très barbus, leur dialecte ayant évolué au fil des siècles, en même temps que leurs techniques de forge pour devenir une langue à part. Elle devint chantante à l’instar des populations locales elfiques des Appenains mais gardait des accents souvent gutturaux issus des montagnes hercy’naines de l’Europe du Nord.

Cette migration naine a été expliquée par les histor´nains par l’épuisement des mines de Burgondia et le tarissement du feu sacré provenant des monts d’Auver ´naine. N’ayant plus accès à l’essence même de leur art, nécessaire au façonnage des meilleures armes naines, épées, boucliers et canons qui alimentaient à l’époque toute l’Europe, ces Kreusot´nains s’étaient installés par là plusieurs siècles auparavant, devenant petit à petit des Rom´nains aux influences plus lat´naines. Ils atterrirent donc en Sicilia au pays des Rom’nains dont les mœurs se rapprochaient de populations aux racines plus lat’naines. 

Nos jeunes trolls cette année partirent à l’instar de leurs prédécesseurs dans un aigle d’acier, fruit de la collaboration des maîtres acier chinains du XXIème siècle et de constructeurs talentueux d’Rbuse. Après une attente de plusieurs heures sur la plate-forme de transit aér ´naine de Genaine, ils montèrent dans cet étrange gourdin géant affublé de grandes ailes rigides. Là, certains d’entre eux, une quinzaine pour le moins, découvrirent à 6h05 (on ne badine pas avec les horaires chez nos amis Helwets) la joie d’un décollage avec cette grosse bête l’A300vnain. 

Après une heure de vol au dessus des Alpes puis des Appenains, ils découvrirent, par voie des airs, la montagne solitaire, gardienne du feu sacrée, l’Etnain. Elle apparut majestueuse, énorme, étendant son ombre sur toute la Sicilia, un spectacle de toute bôôté !

Après le débarquement et un petit déjeunain amplement mérité, nous eûmes la chance de rencontrer et d’échanger quelques mots avec le grand padre de P´tit lap´nain (Alexia H.), habitant de la fameuse île. 

D’ailleurs, ils nous expliqua à ce moment-là une des curieuses coutumes de nos ancêtres rom´nains. Il y a plusieurs siècles, un fonctionnaire zélé (oui, ça existe !), responsable des noms de nouveaux nés nains à la préfecture rom’naine, le père Nain’el ( un peu capillo-tracté, je vous l’accorde !) avait décidé que le « n » pouvait s’effacer dans un prénom à condition que l’on place un apostrophe devant. Le n de nain devenait muet si on l’écrivait ‘nain.

Nos jeunes trolls eurent donc la chance de découvrir que la tradition les baptisait automatiquement d’un nouveau nom une fois la mer Thyrénaine traversée.

Ils seraient donc baptisés tout au long de leur épopée par des surnoms nains d’après leurs faits d’armes ou leurs actions. Si fait d’arme il ne devait y avoir, ils garderaient leurs noms trolls.

Mais revenons quelques heures plus tôt au départ du Creusot, devant des parents inquiets mais heureux pour leur progéniture. Le voyage dans le suppositoire troll (pour les abonnés des aventures des petits trolls en Québékie) dura environ 3 heures jusqu’à Genaine. Il fut éprouvant et vain de tenter de trouver le sommeil malgré les effluves d’adolescents trolls en pleine fleur de l’âge et en plein désordre hormonal. 49 petits trolls pour être plus exact, totalement surexcités à l’idée de découvrir le pays d’accueil de leurs lointains cousins Kreusot’nains. Ils ont donc chanté, ou plutôt beuglé, repoussant les assauts de la fée Morph´ et provoquant des hémorragies internes des cages à miel et des méningites aiguës. 

Arrivés à l’aéroport, il a fallu équilibrer les sacs qui ne passaient pas le gabarit ou bien dépassaient le poids puis ce fut le passage douanier avec fouilles aléatoires. Bien sûr notre Alp´nain (Matteo B.) fut le premier fouillé avec sa chance légendaire. 

Arrivés en Sicilia, nous partîmes sur la route de Syracuse. Nous commençâmes par une visite historique au sein de la cité antique, où les Grecs tyrans colonisèrent l’île dès le VIIIème siècle avant Machnain. Ces Grecs implantèrent des cités commerces le long des côtes de l’île, d’abord à Naxos, sur la presqu’île d’Ortygie puis à Palerme. Ils mirent ensuite une grosse peignée aux Phéniçh-nains avant de se faire écraser et absorber par les Rom´nains.

L’après-midi, nous visitâmes un musée qui recensait l’ensemble des artefacts et des objets de pouvoir abandonnés sur l’île depuis la préhistoire. 

Le soir, après avoir pris un repas à base de pâtes et de pâtes, tous les trolls partirent au lit vers 22h30, bien entendu sous la surveillance accrue de vos serviteurs. 

Certains petits trolls ont gagné leurs gallons nains :

Oscar, dit J’ai f´nain, car il est toujours très impatient de se remplir la panse. Où tout ça passe-t-il ?

Nils, dit Venin ´nain car il peut faire preuve de causticité mais dès qu’il est chafouin, il veut son nainain. 

Paul dit l’Histor ´nain car émerveillé par Syracuse et ses artefacts…

Matteo B., dit Alpnain car il plane au-dessus des sommets.

Matteo M., dit Calimerl ´nain car il sait être un vrai magicien quand il s’agit de se plaindre. 

Manon M., dite l’Améric ´naine, toujours décontracte et cool, stylée girly west coast. 

Mathilde P., dite Mannqu’nain car elle fait tourner la tête de tous les Sicil´nains, même ceux de 8 ans. 

Clara, dite Traged´naine car elle adopte un comportement théâtral qui sait la mettre en valeur dans chaque situation, même devant des footballeurs Sicil ´nains. 

Lucas C., dit Pequ’nain pour son attitude toujours décontractée et authentique...

Stella, dite Végétar ´naine, on ne va pas en faire tout un plat ! On ne va pas vous raconter des salades...

Et la dernière du jour,

Alexia, dite P´tit lap´nain pour ses froncements de nez et la queue de lapin pendu à son sac …

La suite au prochain épisode

Épisode 2

LES FORGES DE VULC’NAIN : L’ETNAIN

Nous commençâmes le matin en nous levant assez tard afin de permettre aux petits trolls de récupérer. Puis après le petit déjeuner nous partîmes pour Taormina sur la pointe Nord Est de la Sicilia. Nous longeâmes la mer en écoutant Giacomo le Boutentr’nain nous raconter l’histoire de la cité commerciale grecque de Tao Romanion, la cité des Taormi-nains. Il nous emmena à travers la ville, nous fit visiter les trois places construites le long de l’artère centrale jusqu’au magnifique théâtre, en passant par un très joli petit parc où nous allions revenir manger plus tard, à l’ombre des palmiers. Trop dur !

Ce théâtre est une construction grecque typique en demi-cercle. Sa particularité est qu’il donne sur les forges de l’Etnain. Il a été construit par les Grecs en même temps que la ville au VIIe siècle avant Mach’nain. Maggggnifique !!! On y célébrait la vie en faisant référence à Bacchus et à Déméter, dieux de la fête et du vin mais aussi des moissons.

Il nous raconta que cette partie de l’île fut occupée par les Grecs jusqu’à l’avènement de la grande Rome au IIIe siècle avant Mach’nain. Ces mêmes Grecs étaient de différentes ethnies et se battaient entre eux, notamment Naxos et Taormina. Puis les Rom’nains amenèrent la technique et consolidèrent la ville. Ils inventèrent la brique cuite et le mortier (sable et chaux). Cela nous a permis encore aujourd’hui de contempler ces magnifiques vestiges de l’histoire du pays, et notamment ce théâtre de 4000 places utilisé comme un amphi par les Rom’nains.

Petite particularité : le G7 est prévu ici la semaine prochaine. On est donc rentré dans la ville par l’autre côté, une ville en pleine effervescence comme si elle était reconstruite.

Puis lors de l’invasion barbare par les Goths au Ve siècle avant JC, l’architecture et la culture s’enrichirent encore. Ensuite les chrétiens de Constantinople (ou Byzance) libérèrent la ville au VIe siècle. Ils apportèrent l’art Byzantin et ses mosaïques puis le style baroque. Au VIIIe siècle, les musulm’nains ajoutèrent leur touche personnelle… Puis ensuite vinrent les normands au Xe siècle, aïeux de Frédéric II, empereur germanique, beau gosse très cultivé. Ils restèrent jusqu’au XVe siècle avec les hébreux puis les catholiques d’Espagne chassèrent les hébreux.

Après un repas pris dans les jardins de Taormina, nous arrivâmes à Zafferana Etnain et nous attaquâmes la montée du volcan. Il fumait et grondait (non je rigole !)… Nous montâmes jusqu’ à la vallée del Bove, 3km dans un paysage méditerranéen puis lunaire sur 300 m de dénivelé. Tout le monde monta à son rythme puis nous allâmes rendre une visite à Vulc’nain qui nous accueillit pour boire un p’tit coup. On en profita pour prélever des roches magiques qui venaient du centre de la terre.

Puis en redescendant nous dégustâmes et nous achetâmes des produits locaux tels que des miels de citronnier, d’amandier et de la crème de pistache. Bien sûr, nous négociâmes !

Nous rentrâmes à Taormina où nous achetâmes de l’eau tant nous étions tous assoiffés.

Nous partageâmes un repas puis un moment convivial où Music ´naine fit des tresses aux filles. 

Bien sûr, les petits trolls ont continué à être baptisés : 

Aylin, dite comme une Cheft´naine car malgré les doutes et les difficultés, elle fit preuve de beaucoup de courage et monta jusqu’au sommet. 

Maelle, dite la Sicil’naine qui a la tchatche du soir au mat´nain, tout en volume et en caractère.

Manon B., dite Massep’nain car toujours sage comme un ange, une vraie douceur, une pâte d’amande.

Laura, dite Fémi-nain(e) car toujours très apprêtée, Sicil’nains ou pas, comme sa grande sœur. 

Sarah DF, dite Clamp’nain(e) car pas toujours cert´naine d’y arriver mais finalement elle est montée. 

Barbara, dite Trèstaq’naine car franche et honnête tout le temps…

Lucas G., dit Lamborghi-nain car il adore marcher vite et pensait que la promenade était une balade gourmande.

Sidonie, dite Tibét’naine car toujours zen. Elle véhicule des ondes sans cesse positives.

Eliza, dite Komplexxfilo-naine car elle souhaite revenir et grimper les parois de l’Etnain à nouveau, et encore plus vite.

Romain, dit Kalifor-nain car toujours cool et radieux. Il kiffe la life…

Lisa, dite Babylonaine. Coiffeuse, qui en l’absence de son lisseur Babyliss, fait des tresses en forme de colonnes. 

Mathilde C., dite Calomnaine car elle pratique la critique comme un sport de haut niveau. 

ET ne vous inquiétez pas tout va b’nain !!!

A dem’nain pour le proch´nain épisode.

Épisode 3

Histoire de l’Europe à travers les rues de Cefalù et de Palerme : la grande naine.

Après un repos bien mérité à l’Etnain, nous nous dirigeâmes vers Cefalù, cité fondée par les Grecs qui fuirent Naxos au Veme siècle av. Mach´nain. Nous y vîmes le premier des deux édifices religieux dont la construction fut influencée par les multiples conquérants de la Sicilia. Cet édifice imposant mélange en effet successivement les styles grec, romain et arabo-normand. La visite fut perturbée par le premier des nombreux vomis de la journée. 

S’ensuivit une balade à la découverte des rues de Cefalù, ponctuée par un pique-nique et la trempette des petits pieds trolls dans la mer Thyrénaine. 

Puis nous remontâmes vers Palerme où nous nous apprêtions à passer une après-midi chaotique. 

En arrivant à Palerme, nous eûmes la surprise de constater que quatre de nos petits trolls étaient dans un état catat´nainique. Nous dûmes nous séparer pour permettre à chac´nain de pouvoir profiter de l’après-midi au mieux de ses capacités physiques. 

Mais revenons plutôt à Palerme, déformation ancienne du nom originel de la ville édifiée par les Phéniçh-nains au VIème siècle avant Mach´nain, un fils de charpentier qui, parait-il, était une sorte de gars un peu bizarre qui marchait sur l’eau et changeait l’eau croupie en vin. Il aurait, toujours d’après certaines histoires anciennes, fondé une religion : le christ’nainisme… enfin tout ça n’est pas le sujet du jour.

Je m’égare. Revenons plutôt à nos Phéniçh-nains. Jusqu’en – 268 avant Mach´nain, ils furent les premiers habitants fixes de ce côté de l’île. C’est eux qui construisirent les premiers édifices et tracèrent les principales artères de la ville qui s’ouvraient sur le port. D’ailleurs à cette époque, la ville s’appelait Pan-ormos : la ville de tous les ports ( et pas porcs, rien à voir avec nos amis bret’nains de Brest).

Ces natifs fondateurs étaient d’ailleurs de puissants commerçants qui firent fortune (ils étaient littéralement pétés de tunes !) dans le commerce des métaux comme le fer mais surtout l’étnain, métal composite de l’alliage qui servait à fabriquer palais, statues mais aussi et surtout, des armes. Ils allaient d’ailleurs, en longeant les côtes, chercher ce métal précieux dans la lointaine Europe du Nord, chez les Brit’nains, habitants de la great Britain : l’île de l’étain.

Ils fondèrent Palerme mais aussi Carthage en Tunis’naine où ils devinrent les Carthagi-nains puis comme les appelaient les Rom’nains : les Poeni ou en troll bien de chez nous les Puniques…

Puis vers le milieu du IIIème siècle avant Mach’nain, les puissants Rom’nains investirent l’île à grands coups de peignées et d’épées mais aussi grâce à une puissante flotte (des bateaux quoi !) durant trois guerres : les guerres puniques. Enfin, Les Sicil’nains Phéniçh-nains (vous suivez toujours là…) prirent une grosse déculottée durant la première guerre et furent ensuite intégrés à l’empire rom’nain pour devenir des Sicil’nains rom’nains. Facile à suivre quoi ! On appelle ça de l’intégration persuasive. Ils installent, pour l’histoire, la vigne à cette époque.

Les Rom’nains prirent racine et se mélangèrent avec les vagues successives d’immigration parmi lesquelles celle des Vandales. Ces derniers étaient en réalité des sauvages Goths (Wisigoths et Ostrogoths) qui s’étaient mis en tête de remplacer une civilisation rom’naine sur le déclin. Manque de bol, les descendants de l’union croisée des Rom‘nains et des barbares, les chrét’nains libérèrent la Sicilia. On est aux environs du VIème siècle après Mach’nain. Cette vague de paléo- christ’nainisme allait construire une seconde vague de bâtiments parmi lesquels la magnifique cathédrale de Palerme et le théâtre Massimo, troisième plus grand théâtre d’Europe après Garnier et Viennes. La cathédrale, quant à elle, montre les traces de cette vague de colonisation chrétienne mais aussi celle de la suivante : la phase musulm’naine. Elle se met en place dès le VIIIe siècle. La Sicilia est donc devenue par sa position stratégique une terre de religion mais aussi d’immigration et de tolérance vis-à-vis de ces dites religions : les Hébreux, les Rom’nains et les Musulm’nains.

Durant cette troisième vague, les sarrazz’nains amenèrent avec eux en plus de la mathémat’nique et de l’astronom’nique, l’architecture (il faut voir la cathédrale de Palerme !) et l‘agriculture (irrigation+réservoirs d’eau afin d’exploiter les nombreuses sources d’eau douce de l’île) mais aussi la soie venue de Chine et les mûriers pour nourrir les vers à soie. A ce propos, ils amenèrent aussi le frigo en mettant de grandes quantités de glace dans des grottes. Et avec la glace pillée et le sirop des mûres, ils inventèrent le granité et le sorbet (véridique !). Ils feront aussi fortune avec le développement de la culture du citron et des agrumes qui leur permettra de voyager en évitant le scorbut, ennemi des mar ´nains.

Toute l’architecture est le résultat du mariage de ces différentes vagues de populations. Les différents dirigeants de l’île intégrèrent cela dans leurs édifices. L’un des plus beaux est le palais des Normands (quatrième vague d’immigration) qui se met en place dès le XIIe siècle. La chapelle palatine, à l’intérieur du palais, est entièrement recouverte du sol au plafond de dessins en mosaïque qui représentent l’histoire biblique, hébraïque et même, au plafond, les versets coraniques. Mag´nainfique ! 

Retour dans le présent : c’est à ce moment-là que nous nous séparâmes en deux groupes. Le premier, encadré par Music ´naine, Lalv´nain et Boutentr ´nain, alla visiter le palais des Normands, la cathédrale, les Quattro Canti et la place de l’Hotêl de ville. Pendant ce temps-là, le petit groupe de malades alla se reposer à l’ombre à la terrasse d’un caf´nain en compagnie de vos auteurs, le Rouk’nain et l’Ecriv´naine. 

Nous nous retrouvâmes pour une nuit de repos bien méritée dans un hôtel palerm´nain. Enfin ! Une nuit est un bien grand mot : bercés par le doux bruit de la musique électronaine diffusée par la boîte de nuit juste sous nos chambres mais aussi par les gam´nains qui se baladaient dans les rues avec une sono surpuissante. Où ça me direz-vous ? Sur un vélo, tout bêtement ! Les Palermit´nains sont bruyants !

Aujourd’hui, nouvelle salve de baptêmes nains pour nos petits trolls.

Louis BL, dit Tuchosseducomb´nain car c’est une pointure qui sait écouter sans se faire remarquer.

Julien, dit le Lut´nain, sait être discret et se faufile partout, enfin...quand il ne vomit pas.

Aristide, dit Problemdintest´nain, car quand il est malade, il fabrique des quantités astronomiques de vomi.

Maxence, dit Hapriunb´nain, jeté à l’eau par Calimerl ´nain.

Louis A., dit Helldiablot´nain, qui sait sous ses airs angéliques chanter des chansons olé olé avec ses cop´nains.

Zoé, dite Dortrèb´nain car elle clame haut et fort que si elle dort la bouche ouverte, c’est à cause de son nez.

Lucas R., dit Merr ´nain, car solide comme un fût de chêne.

La suite au prochain épisode. À dem´nain.

Épisode 4 : LE RETOUR DE LA FARCE

Dimanche matin, nous nous apprêtions à partir lorsque soud´nain La Katastrophe arriva : l’une de nos trollette glissa dans la salle de b´nain. Ce fut alors le branle-bas de combat : assurance, ambulance, hôpital et tout le tintouin.

Nous nous séparâmes de nouveau : Ecriv´naine et Boutentr´nain partirent avec la blessée pendant que l’autre groupe se dirigea vers Monreale et sa cathédrale complètement fantast´nique, qui de l’extérieur ressemblait beaucoup à la cathédrale de Cefalù.

Les élèves purent découvrir un bijou d’architecture et de technique en mosaïque : du sol au plafond, c’est mieux que d’la céramique... Puis en sortant "à gauche à gauche", nous appréciâmes le fabuleux travail de la sculpture des cent chapiteaux du cloître de Monreale.

Pendant ce temps, Boutentr ´nain et Ecriv´naine étaient occupés à battre un record du monde. Ils réussirent à faire passer une radio puis à voir un orthopédiste qui a posé une orthèse, tout ceci en moins de 3 heures aux urgences de Palerme un dimanche mat’nain.

Résultat des courses, nous pûmes passer l’après-midi ensemble à visiter le parc archéologique de Segeste. S’ensuivit une belle balade en fauteuil roulant et des p´tits chants. En effet, nos élèves purent exercer leur organe vocal dans le magnifique théâtre grec.

Mais ils n’étaient pas au bout de leur surprise car un fake les attendait : en effet, l’un des temples les mieux conservés d’Europe, perché sur sa colline, avait été créé par les Elymes, une population autochtone qui s’était inspirée des Syracus ´nains.

Voici la nouvelle fouraillée de surnoms nains :

Tomas, dit Lubrif´nain, car les filles aiment lui tartiner le visage de crème solaire.

Camille, dite Schizophr ´naine car elles sont très nombreuses à discuter dans sa tête.

Léa P., dite Maclare´naine avec son fauteuil profilé capable d’accélérer et de déraper sans finir dans le fossé.

Ryan, dit Cristall ´nain car transparent mais toujours à l’affût et à l’écoute.

Emma, dite Pharmaç´naine, elle sait toujours ce qu’il faut faire pour se soigner.

Julie, dite Blanchdumat´nain car toujours un peu pâle durant les premières heures du mat´nain.

Théo, dit Jerrepatrèb´nain. Même responsable de sa chambre, il part en laissant les clés à l’intérieur.

Marielle, dite Respirkomundauph´nain car elle ne ventile pas toujours très b´nain.

Dernier épisode dem´nain.

Épisode 5 : Dernier épisode

Visite du sud de la Sicilia : Agrigente et La villa del Casale.

Le matin du cinquième jour, nous quittâmes l’hôtel après un petit déjeuner trollesque. On est en effet monté en gamme tout au long de la semaine ! Nous nous dirigeâmes vers Agrigente et la vallée des temples où nous accueillit une guide à l’accent belge. Nous vîmes cinq temples datant du Ve siècle avant Mach’nain et construits par les Grecs. Les temples d’Héra, de la Concorde, d’Hercule, de Zeus, des Dioscures Castor et Pollux.

Le premier a été reconstitué au XVIIIe siècle et n’avait pas spécialement d’intérêt archéologique. Par contre celui de la Concorde est un des quatre derniers temples classiques et entiers encore répertoriés avec un autre à Paestum dans la région de Naples et deux en Grèce dont un au pied de l’Acropole et un au Nord du Péloponnèse.

Le temple d’Hercule a été reconstitué par le propriétaire anglais des lieux et ne présente qu’un intérêt esthétique.

Le quatrième, celui de Zeus, était le plus grand temple jamais construit. Il était quatre fois plus gros que celui de la Concorde. Il mesurait quarante mètres de haut pour la surface d’un terrain de football. Il comportait des fondations, ce qui est unique en son genre et était orné de 36 statues de 7m placées sur des socles et taillées en perspective (avec la tête aussi grosse que les pieds) de manière à impressionner les fidèles. De la propagande. « Rien de nouveau sous le soleil ».

Tous ces temples étaient construits sur la crête de calcaire visible depuis la mer et étaient enduits et colorés de manière à être vus des habitants et des navigateurs. Un peu bling bling comme publicité mais très efficace, vous en conviendrez. Ce site est le plus grand site de temples au monde car il contenait dix temples. En comparaison, il y a 20 temples dans toute l’Europe dont 16 en Sicilia.
Nous pique-niquâmes à la sortie du site puis après deux heures de bus et une vue imprenable sur la campagne sicil ´naine et ses champs de blé, d’oliviers et de figuiers de barbarie à perte de vue, nous arrivâmes à Piazza Armerinain pour voir la villa romana del Casale. Une ancienne villa romaine perdue au milieu de la campagne Sicil’naine. Elle appartenait à un membre de la famille impériale : Maximus, un des quatre empereurs du quatriumvirat de la fin de l’époque romaine juste avant que les barbares venus du Nord ne viennent les expulser. C’était une petite bicoque de campagne de 3500 m2 dont la plupart des pièces étaient recouvertes de mosaïques représentant les scènes de la vie de l’ancienne Rome mais aussi des scènes mythologiques. Les plus célèbres sont celles de La petite chasse, La grande chasse, Le cirque, Les bikinis, Polyphème et Ulysse, Arion. Le tout copieusement décoré de figures géométriques qui ont bouleversé l’ensemble des visiteurs. C’était tout simplement mâggnifique !

Le soir à l’hôtel, les trolls ont pu se baigner dans la piscine, grâce aux bonnets de b´nain achetés chez le Chinain du coin. Ils ont ensuite mangé puis ils ont profité de leur dernière soirée tous ensemble.

Les derniers petits trolls ont reçu leur nom nain.

Justine, dite Révolution´naine, en pleine introspection, dans la bonne direction.

Sarah L., dite Garogad´nain car elle a vacillé à plusieurs reprise sur l’Etnain.

Ève, dite Nseplainjam´naine. Malgré des problèmes de g´nou, toujours avec nous.

Julie Bou, dite Crokb´nain. L’Etnain, elle le dessina très b´nain.

Léa J., dite Royal Kanain, la plus fidèle amie de Clamp´naine.

Cléa, dite Ptitttr ´nain. Elle suit, tranquille, elle fait son chem´nain.

Aubin, dit Calmolymp´nain, imperturbable tel une statue en étnain.
Raoul, dit Lairtrèser ´nain, enfin le plus souvent, sauf après l’épisode paris ´nain.

Anthony, dit le Politiç´nain car il anima les débats de dimanche soir lors du repas.

Lê Anh, dit Jdipresker ´nain. Heureusement, il parle à ses cop´nains.

Antonin, dit le Triatlon ´nain, il nage très très b´nain.

C’est ici que s’arrête l’épopée des petits trolls Kreusot’nains. Ils sont la dernière vague de conquête sicil’naine et auront effectué le retour aux origi’naines.

C’est la f´nain. 

Vos auteurs : le Rouk´nain et l’Ecriv´naine. 
Un grand merci à Maître Winain le chimiste.


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